90% de nos clients approchés sur leur passage à SEPA

Publié le 1 juillet 2013

Malgré toute l’information mise à disposition, les entreprises ont compris et intégré tardivement la nécessité de migrer leurs moyens de paiement à SEPA.

Cédric Guarnotta, responsable flux et pôle international au CIC Nord-Ouest- à Lille, revient sur plusieurs mois de préparation avec les entreprises.

Q : Comment ressentez-vous la mobilisation des entreprises ?

Cédric Guarnotta : Malgré toute l’information mise à disposition, les entreprises ont compris et intégré tardivement la nécessité de migrer leurs moyens de paiement à SEPA. Aujourd’hui il faut bien comprendre que le temps est à l’urgence : il reste peu de jours utiles avant le 1er février 2014.

Nous devons donc y travailler tous ensemble et profiter de l’expérience acquise. Aujourd’hui le passage au virement pose peu de soucis et moins de questions : il faut essentiellement retenir qu’il faut disposer du BIC/IBAN dans ses bases et émettre des fichiers au format XML ISO 20022. Le retard est plus particulièrement sensible pour le prélèvement, partie la plus complexe.  Les projets commencent à peine à être lancés, cela recule d’autant les délais de mises en production dans les entreprises.

Q : Quelles actions sont conduites par votre banque ?

Cédric Guarnotta : Dès 2007, des premières plaquettes et affiches ont informé de la migration à venir aux moyens de paiement SEPA. Nous avons démarré la phase concrète de migration en septembre 2012par la sensibilisation de l’ensemble de nos clients entreprises. Cela faisait suite à de nombreuses réunions de mobilisation des équipes de chargés d’affaires et d’information vers des entreprises ciblées.

Dès le début nous avons rencontré une cinquantaine de responsables d’entreprises dans chacune de nos réunions. Ils étaient donc nombreux et découvraient le plus souvent la problématique de SEPA.

Au total, nous avons mis en place des entretiens individuels avec plus de 88% de nos clients (avec des flux supérieurs à 1000 prélèvements par an). Ils ont ainsi pris conscience que le passage à SEPA devait s’intégrer dans une vraie démarche-projet. Sur nos 4 régions (Nord-Pas de Calais, Picardie, Haute et Basse-Normandie), 450 entreprises ont participé à des ateliers thématiques et 1300 clients entreprises ont été rencontrés individuellement par les chargés d’affaires et orientés en fonction des besoins vers des experts SEPA.

Q : Qu’est-ce qui vous semble aujourd’hui important pour une PME ?

Cédric Guarnotta : Les PME doivent bien prendre en compte la dimension temps. Cela implique de commencer à passer à SEPA dès maintenant pour être prêt le 1er février 2014. Nous avons évalué à 120 jours * la durée de réalisation du projet SEPA pour une PME ayant un volume moyen de prélèvements et de virements, et ce indépendamment de l’infrastructure technique et informatique et des choix d’évolution

Il faut donc que les PME contactent rapidement leurs prestataires et leurs banquiers et entament leur projet SEPA dès que possible.